05.10.2013

In Mémoriam Kévin

 

Kévin Ménard.jpgIl y a la vie naissante en chaque chose de la vie, à chaque instant. Il y a aussi la vie prématurément interrompue, plongeant toute rationalité dans la quête de sens. Il y a le chagrin des familles d’un village parce que la mort accidentelle de Kévin Ménard est douloureuse.

Kévin était un jeune homme infiniment bon, humble, plein d’amour pour sa famille, un grand complice de sa sœur jumelle Audrey et de sa petite sœur Laura. Il était brillant dans ses études ; ses professeurs ne tarissaient pas d’éloges à son sujet et faisait la fierté de ses parents. Kévin est né dans le XVème à Paris. Après la dernière mutation de son père, Pascal Ménard, le hasard a rapproché la famille de Kévin au pays de naissance de sa maman, Nathalie Zurano.

Kévin vivait chez son père à Montolieu et venait d’être admis à l’I.U.T. de Bordeaux pour passer une licence « Construction et Réalisation de Systèmes Automatisés », sa rentrée était prévue en septembre.

Kévin était un passionné de foot qu’il pratiquait au sein de l’équipe locale, y mettant tout son cœur. Fervent « supporter » du PSG, cela lui valait quelques railleries tout à fait sympathiques de ses co-équipiers, et de ses amis. Depuis peu, il pratiquait la musculation, il était aussi un passionné de jeux vidéo, jouant, comme les jeunes de sa génération parfois des nuits entières. Kévin voulait réussir sa vie, avoir une bonne situation et fonder une famille.

Il voulait participer aux frais de ses études, c’est la raison pour laquelle, il travaillait pendant ses vacances d’été au restaurant “l’Auberge du grand puits” à la cité de Carcassonne, il était très vaillant, très travailleur.

 Il y a une soirée privée entre amis à Carcassonne et au petit matin, de retour à Montolieu, c'est une collision frontale d’une violence telle que Kévin trouve la mort ainsi que l’autre conducteur, Grégoire-Jacques de Dixmude, originaire d’Alzonne, qui lui quittait Montolieu. Tous deux se connaissaient. Avec d’autres amis, Grégoire avait fêté l'anniversaire d'Audrey et Kévin en Espagne, à LLoret del Mar en juin dernier. Quelle destinée les a fait se croiser en ce dimanche 25 août ?

Reste qu’une communauté entière est touchée. Alors il faut resserrer les liens. Prendre le temps du temps pour atténuer la sidération de la perte de Kévin ; que toute la communauté humaine déploie ses bras de tendresse pour accompagner les familles endeuillées et les aider à surmonter ce drame absolu qui est de perdre, un enfant.

 

 

13:18 Publié dans Faits divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Les commentaires sont fermés.